Edward Carey

Edition du cherche midi , traducteur Jean-Luc Piningre 

J’ai été happée par la couverture de ce livre , puis en lisant la quatrième de couverture et en feuilletant l’objet livre doté de magnifiques illustrations je me suis dis pourquoi pas , car on y découvre l’histoire de cette femme au destin illustre.

En l’espèce , Anne-Marie Grosholtz , ayant pour dimunitif Marie ou encore Petite est la fille d’un soldat Joseph Georg Grosholtz et d’une jeune femme de 18 ans Anne-Marie Walder.
Son père parti à la guerre reviendra des années plus tard défiguré avec une mandibule métallique à la place de la mâchoire .


Ce drame va marquer la mère de Marie qui finira par se suicider suite à une dépression.
Marie travaille avec sa mère en effectuant des ménages un peu partout , elle est de petite taille et a dès son plus jeune âge des traits physiques assez caractéristiques .
C’est une travailleuse qui apprendra à lire la bible seule car sa mère s’opposait à ce qu’elle apprenne à lire.

Mais un jour la mère de Marie va etre embauchée chez un medecin assez bizarre Philippe Curtius à Berne, anatomiste et sculpteur sur cire.

En effet, il moule des corps humains à la cire , malgré le dégoût qu’éprouve la mère de Petite celle-ci se passionne pour ce métier et le docteur deviendra son maitre.C’est Philippe Curtius qui appris à Marie à sculpter sur cire. À l’âge de 15 ou 16 ans, elle réalisa sa première œuvre, un portrait de Voltaire.


Cependant , le chef du docteur veut lui couper les vivres, ainsi il quittera la Suisse pour vivre à Paris avec Petite désormais orpheline .
Ils vont habiter chez la veuve d’un tailleur Madame Picot Charlotte et son fils Edmond Picot enfant assez réservé.


Petite devient ainsi la bonne à tout faire et n’est plus considérée par le docteur de la même façon et elle le vit très mal.
Comme le travail paye ils déménagent tous dans un logement plus grand appelé Hôtel des singes .

Un jour, la petite soeur de Louis XVI , va venir visiter l’étrange maison au sein de laquelle sont fabriquées ces poupées de cire. De fait , Petite va être embauchée pour travailler là-bas , elle donnera des leçons de dessin à Madame Elisabeth .
Mais elle ne restera pas auprès de son amie , à cause d’un malentendu néanmoins elle entretiendra une relation assez profonde avec Elisabeth.


De retour auprès de Curtuis son talent inévitable lui permet de travailler avec celui-ci ….

En 1789, lorsque la Révolution éclata, Marie et son mentor furent tous deux accusés de soutenir la monarchie . Il faut se placer dans le contexte historique nous sommes dans les années révolutionnaires , les rois de France sont morts .
Alors, Philippe Curtius pour survivre décide d’adapter sa collection de sculptures en cire à la période que connaissait la France.

De même , dans ses mémoires, Marie raconte qu’ elle fut arrêtée avec Joséphine de Beauharnais, la future épouse de Napoléon. Elle évita la guillotine de peu, libérée alors qu’elle se préparait à être exécutée, le crâne déjà rasé. De meme, elle explique qu’afin de rester en vie Curtius et à Marie devaient sculpter les masques funéraires des personnes guillotinées.

Marie va se marier avec Francois Joseph Tussaud un homme sans intérêt, véritable incompétent , dépensier , soulard .
Dès lors , après la naissance de ses deux enfants , Petite femme forte et indépendante décide de partir à Londres avec l’un de ses fils .
Elle créera le musée mondialement Madame Tussaud qui lui assurera assurément une stabilité financière chose incroyable pour celle qui était partie de rien …

Mon avis:

L’auteur explique qu’il lui a fallu quinze ans pour écrire cette biographie de part toutes les informations quil devait rassembler.

En effet les sources n’étaient pas toujours fiables et certains éléments paraissaient invraisemblables .
C’est une biographie romancée qui m’a extrêmement plu , les illustrations mettent en exergue tous les moments forts du récit.
Les anecdotes dont celles de sa rencontre avec Louis XVI qu’elle prend pour un serrurier et dont elle découvrira la véritable identité lors de l’accouchement de Marie-Antoinette donne du cachet au récit .

Les descriptions sont si bien faites que l’on peut imaginer certains visage ou encore certains lieux.
L’univers mis en évidence est assez gothique , j’ai pensé à l’atmosphère de Tim Burton et c’est très agréable.

C’est un livre à lire afin de découvrir la vie extraordinaire d’une grande femme petite par la taille, avec un physique plus que disgracieux selon certains mais grande par l’audace et la détermination .
Elle est partie de rien , d’une vie misérable à une vie passionnante , le hasard de la rencontre avec le docteur a bousculé sa vie , celui qui devient son Maitre est celui qui lui a fait découvrir ce pourquoi elle était faite c’est-à-dire la sculpture en cire.

En définitive c’est un récit palpant , haletant à lire sans modération afin de découvrir le destin exceptionnel de Marie Grosholtz celle quon appelait Petite.

Ma note :

4/5