Ray Bradbury

Edition Folio SF

 451 degrés Fahrenheit représentent la température à laquelle un livre s’enflamme et se consume.

Fahrenheit 451 de Ray Bradbury est paru en 1953, il est considéré comme l’un des plus grands romans dystopiques du XX ème siècle.

Véritable chef-d’oeuvre selon certains critiques et amateurs du genre il a été adapté deux fois au cinéma, en 1966 par François Truffaut, puis en 2018 par Ramin Bahrani.

Ce récit montre combien les livres sont importants et comment ils lient les hommes entre eux.

Ray Bradbury, est le seul auteur de science-fiction à avoir été consacré par de hautes distinctions littéraires, comme le Prix Pulitzer ou le National Book Award. Il a écrit plus de 500 nouvelles, contes, poèmes et romans, dont les deux plus importants sont « Chroniques martiennes » et « Fahrenheit 451« .

Guy Montag est un pompier, mais dans Farenheit 451 (température à laquelle le papier s’enflamme et se consume), les pompiers ont pour mission non pas d’éteindre le feu mais de l’allumer.

Il a pour mission de brûler les livres ainsi que les maisons de ceux qui en possèdent, car dans cette société détenir des livres est un délit.

Guy Montag est un homme consciencieux , un pompier exemplaire dans son travail qui a la satisfaction de la mission bien faite.

Cependant, quand il rentre chez lui dans sa maison de plastique après avoir pris le métro à air comprimé il se sent vide.

Marié, au fil du temps un fossé s’est creusé avec son épouse et même la communication devient ardue car elle passe ses journées devant les murs écrans .

Mais un jour lorsqu’il rencontre avec la jeune Clarisse McClellan il va se rendre compte qu’il manque un sens à sa vie.

En effet, Clarisse est une jeune fille de dix-sept ans pétillante et pleine de vie qui aime observer la lune, frotter les pissenlit sous son menton, lors de leur première elle le taquine en lui demandant si il est heureux , en s’en allant en courant, il n’a d’ailleurs même pas le temps de lui répondre.

Puis malheureusement un jour en rentrant chez lui il retrouve sa femme allongée sur le lit avec des coquillages aux oreilles, ce sont des oreillettes électroniques déversants des distractions, mais elle est glacée car elle a avalée des comprimés il appelle alors les secours qui lui sauve la vie.


Après cette expérience effroyable il se rend compte que les questions de la jeune fille n’étaient pas anodines et il se demande si il est vraiment heureux.

Chaque jour il croise l’adolescente et au travers de leurs échanges elle lui fait voir le monde avec ses yeux innocents, il y découvre un aspect inconnu.

Clarisse affirme être folle et lui avouera également regretter le monde d’avant, jusqu’au jour où elle disparaîtra, mais que s’est-il passé?

S’en suit une série de questionnements sur notamment l’origine des pompiers. Mais l’apogée sera le décès d’une femme qui préfère s’immoler au milieu de ses livres plutôt que de le suivre.

Cependant Guy Montag durant cette intervention a subtilisé un livre , d’autres suivront par la suite.

Mais ces actes illicites commis au sein de ce futur dystopique sans qu’il le sache changeront le cours de sa vie à jamais…

Mon avis :

Comment peut-on vivre dans une société dans laquelle lire est dangereux et a fortiori est un délit.

Les livres sont des dangers et créent le chaos selon les autorités alors qu’aujourd’hui à l’heure où les réseaux sociaux permettent un regain des plus jeunes vers la lecture.

A contrario en l’espèce les valeurs de Fahrenheit 451 sont complètement renversées. L’auteur a su mettre en relief une société où on prône le désintérêt de la culture, l’abrutissement le plus complet qui réside au travers des coquillages ou des murs écrans au sein desquels les populations se délectent.

C’est décidément une société autoritaire qui décide de tout , en instaurant la délation , la censure, la diffamation et la violence.

On peut se demander si l’auteur était un visionnaire? Paraît-il que l’ouvrage lui a été inspiré par un policier dont l’auteur aurait eu à faire quatre ans plus tôt, mais il semblerait que ce récit soit une critique du Maccarthysme qui a instauré la chasse aux sorcières qui faisait rage aux États-Unis lors de la Guerre froide.

Pour autant est-ce une société si éloignée de la nôtre ?

Ce grand classique de la littérature de science fiction pousse le lecteur à une réflexion importante sur la liberté d’expression, les dérives autoritaires de notre société, l’endoctrinement et le conformisme.


Nous sommes donc garant de notre liberté encore aujourd’hui .

J’ai apprécié véritablement apprécié cette lecture et vous connaissiez-vous cet ouvrage qui plaira assurément même à ceux qui comme moi ne sont pas des passionnés de science-fiction.

Ma note :

❤️❤️❤️❤️,❤️

4,5 /5