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La papeterie Tsubaki – 2016

Ogawa Ito

Edition Picquier poche

Hatoko a vingt-cinq ans et la voici de retour à Kamakura, dans la petite papeterie que lui a léguée sa grand-mère. Le moment est venu pour elle de faire ses premiers pas comme écrivain public, car cette grand-mère, une femme exigeante et sévère, lui a enseigné l’art difficile d’écrire pour les autres.

Le choix des mots, mais aussi la calligraphie, le papier, l’encre, l’enveloppe, le timbre, tout est important dans une lettre. Hatoko répond aux souhaits même les plus surprenants de ceux qui viennent la voir : elle calligraphie des cartes de vœux, rédige un mot de condoléances pour le décès d’un singe, des lettres d’adieu aussi bien que d’amour. A toutes les exigences elle se plie avec bonheur, pour résoudre un conflit, apaiser un chagrin.
Et c’est ainsi que, grâce à son talent, la papeterie Tsubaki devient bientôt un lieu de partage avec les autres et le théâtre de réconciliations inattendues.

La littérature japonaise est réputée pour sa douceur et sa poésie , ainsi à la lecture de la quatrième de couverture j’ai décidé de me laisser tenter.
En l’espèce , on fait la rencontre de Hatoko surnommée Poppo , elle a vingt-cinq ans et est de retour dans son village natale après des années d’absence.

C’est une jeune femme assez solitaire, qui n’a pas vraiment de famille, ni réellement d’amis à part madame Barbara avec laquelle un lien très fort se tisse au fur et à mesure.

Elle reprend le flambeau en tenant la librairie appartenant à sa grand-mère et en devenant tout comme elle écrivaine publique , au début elle n’est pas enchantée mais petit à petit Poppo se rend compte que c’est une vocation, que c’est un don qu’elle a reçu de sa grande-mère qu’elle appelle communément l’Ainée .

Bien que les relations entre elles étaient compliquées durant des années Hatoko à travers cette profession comprendra le sérieux , la minutie , la patience et le dévouement que sa grande-mère avait pour ce métier , elle y découvrira ainsi le bonheur mais aussi les frustrations engendrées par celui-ci .

Une belle écriture ne tient pas à une graphie régulière, mais à la chaleur, la lumière, la quiétude ou la sérénité qui en émanent. J’aimais ces écritures-là.

En effet, Poppo doit satisfaire à la demande du client, elle rédige ainsi des lettres de rupture, des lettres d’amour, des lettres de décès , des faire-part de mariage ou encore toutes sortes de missives.
Il faut etre très perfectionniste car le choix du papier , de l’encre , de l’enveloppe ou encore du timbre est important car chaque détail à son importance .

En effet, l’expéditeur doit délivrer une information ou un message crucial qui changera la vie des protagoniste que ce soit dans le bon ou le mauvais sens, des destins ou des vies sont brisés ou embellis ainsi l’écrivain public fait partie durant quelques heures de la vie du client

Le livre est découpé en différentes saisons , ainsi l’héroïne évolue au gré de celles-ci ,les habitudes, les mœurs , les menus , les activités ou encore les loisirs varient.

Dès lors on y découvre une Poppo qui et se dévoile davantage, elle passe ainsi de jeune femme discrète, insaisissable à accessible et joyeuse peu à peu.

Mon avis :

Cette lecture est un véritable coup de coeur!

J’ai passé un moment esquis en compagnie de ce roman à tel point que j’avais hâte de m’y replonger , il est vrai que je n’ai lu que très peu de littérature japonaise mais toutes les fois où je m’y suis rendue j’ai inévitablement apprécié et passé un agréable moment .

Nous sommes dans de la littérature contemporaine , il est vrai que c’est un genre que je lis peu préférant la littérature classique mais j’y est retrouvée les mêmes sensations.


L’écriture de l’autrice y est pour beaucoup , bien que simple et sans chichis elle a réussit à créer au fil des pages une atmosphère de douceur , de clame , de sérénité et d’apaisement .

Modernité et tradition sont subtilement mêlées afin de découvrir au mieux la culture japonaise au gré des saisons, de part l’écriture et la retranscription des lettres en japonais .
On y apprend un peu plus sur le rituel du thé car afin d’aider au mieux ses clients Poppo leur sert du thé tout en simplicité mais en grâce absolue.
La Papeterie Tsubaki est un roman que l’on lit d’une traite, tout en délicatesse et en élégance avec une héroïne mystérieuse au début mais qui se laisse découvrir progressivement .
Car elle grandit et comprend l’amour que sa grand-mère lui a porté malgré les apparences , ainsi en lui écrivant une lettre elle s’excuse et fait la paix avec son passé ce qui lui permet d’avancer vers un avenir plus serein.

Assurément je me plongerai dans le deuxième tome très vite afin de retrouver cet univers douillet et gracieux, dans ce macrocosme au sein duquel l’autrice a su montrer à quel point les mots mis en lumière par des lettres peuvent changer toute une vie.
C’est un brillant et puissant hommage à l’écriture et à l’écriture que fait Ogawa Ito à travers ces quelques pages.

Et vous l’avez-vous lu?

Ma note :

❤️❤️❤️❤️❤️

5/5

jessica

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