John Marrs

Editions City
John Marrs est un journaliste indépendant et un écrivain à succès, auteur de plusieurs best-sellers, parmi lesquels Âmes sœurs, When You Disappeared et The Good Samaritan. Après avoir passé les vingt-cinq dernières années à interviewer des célébrités du monde de la télévision, du cinéma et de la musique pour la presse écrite américaine, il se consacre aujourd’hui entièrement à l’écriture de romans.
Parfois, nous ne connaissons pas les gens dont nous croyons être le plus proche.
L’histoire s’installe au cœur d’une dynamique familiale profondément dysfonctionnelle. Maggie et Nina partagent la même maison, mais leur cohabitation n’a rien d’ordinaire. Elles vivent ensemble dans un silence pesant, ne rompant leur mutisme que lors d’un unique repas de famille par semaine.
La raison de cette tension est effroyable : Nina retient sa mère captive. Elle est persuadée que Maggie est responsable d’un terrible drame du passé qui a brisé leur existence. Pour lui faire payer sa faute, elle lui inflige une punition quotidienne, méticuleuse et psychologique.
Cependant, dans cette demeure isolée, les rôles de victime et de bourreau s’estompent rapidement. Maggie ne dit pas tout. Elle endure ce traitement en cachant des secrets bien plus sombres que ce que sa fille imagine. Entre vengeance, rancœurs accumulées et révélations distillées au compte-gouttes, les deux femmes se livrent une guerre psychologique sans merci…
Je croyais qu’avoir un enfant signifierait qu’il y aurait quelqu’un qui m’aimerait toujours jusqu’à ma mort. Je me trompais. Être mère ne garantit rien.
Mon avis :
J’ai toujours apprécié les thrillers domestiques , aussi à la lecture du résumé j’ai décidé de me plonger dans cette histoire.
Je n’avais jamais lu des ouvrages de cet auteur et je comprends l’engouement à son sujet.
John Marrs excelle dans la construction du huis clos. L’alternance des points de vue entre la mère et la fille permet de s’immerger totalement dans leurs esprits torturés.
Le rythme est soutenu, l’atmosphère devient rapidement irrespirable, et l’auteur joue avec les nerfs du lecteur en inversant constamment le prisme de la culpabilité.
J’ai apprécié le fait qu’au fil de ma lecture je savais que je ne pouvais accorder une confiance aveugle à l’une ou à l’autre de ces protagonistes. On doit faire face à leurs fêlures, leurs obsessions et la cruauté dont elles font preuve ce qui rend l’ensemble particulièrement dérangeant et fascinant.
L’auteur ne se contente pas d’un seul coup de théâtre final. Le récit est jalonné de micro-revenants et de secrets dévoilés au moment où l’on s’y attend le moins. La structure narrative est d’une précision chirurgicale, maintenant l’addiction jusqu’à la dernière ligne.
En définitive, je dirai que La Maison des mensonges est un page-turner redoutable et cruel. John Marrs signe une œuvre sombre, portée par une plume fluide et une maîtrise absolue du suspense. C’est réellement une lecture marquante, idéale pour ceux qui sont adeptes des romans à suspens.
Avez-vous déjà osé pousser les portes de cette maison ? Jusqu’où seriez-vous prêts à aller pour protéger un secret de famille ?
Ma note :
❤️❤️❤️,❤️
3,5/5