May Sinclair

Edition Cambourakis

Écrivaine et suffragette, May Sinclair est l’autrice d’une œuvre romanesque considérable.

De son vrai nom Mary Amelia St. Clair, elle écrira sous le pseudonyme de May Sinclair suffragette au début du 20e siècle et membre de la Women Writers’ Suffrage League, une ligue d’écrivaines pour le droit de vote des femmes, installée au Grande Bretagne, May Sinclair est une féministe avant l’heure.

Souvent comparée à Edith Wharton, Kate Chopin ou Henry James May Sinclair dénonce l’hypocrisie de la bourgeoisie et le désir d’émancipation des femmes.

Petite déjà Harriett Frean faisait la fierté de ses parents chérissent, elle correspond à l’image de la petite fille modèle de l’Angleterre victorienne qui vénère ses parents.

C’est un couple se distinguant par leur élégance et leur moralité irréprochable aussi, en l’espèce l’auteure décrit sa vie, de sa naissance à sa mort.

Elle a eu une enfance idyllique mais au fur et à mesure des années, Harriett s’ouvre un peu plus au monde dont à son amie Priscilla jusqu’au jour où elle se retrouvera à un choix important.

Choisira-t-elle le coeur ou la raison et des années plus tard en retraçant le file de sa vie Harriet elle va s’interroger sur les choix qu’elle a fait, elle qui est devenue une vieille fille.

Mon avis :

Ce court roman nous dresse le portrait d’une vie triste, celle d’une femme qui est passée de petite fille modèle à vieille fille peu accommodante .

L’autrice cherche à nous montrer le poids des convenances, le poids des conventions qui pèse sur les femmes sous l’ère victorienne.


Celle-ci doivent être respectueuses, presque transparentes et sans réels droits mais doivent répondre à un devoir celui de se marier.

Je ne me suis pas attachée à l’héroïne qui m’a paru très fade et rigide mais il me semble que cela a été voulu par l’autrice qui ne cherche qu’à dénoncer le triste sort des femmes.

D’ailleurs rien n’est fait pour que l’héroïne ne commette pas les choix qu’elle a opéré , l’autrice la laisse tomber délibérément dans l’erreur .

Harriett Frean n’est pas une exception, les femmes bourgeoises vivaient dans un univers conservateur et impitoyable envers elles.

Ainsi, ce n’est pas un roman gai, c’est un roman sombre , Harriett est l’incarnation victorienne de toutes les vertus considérées comme essentielles à l’idéal féminin de cette époque, une femme élevée pour aimer, honorer et obéir, idolâtrant ses parents.

Force est de constater qu’avec une ironie douce-amère, May Sinclair met en évidence une fable morale sur le sacrifice de soi, une fable qui retrace la vie d’une femme victorienne offrant une critique des valeurs omniprésentes et parfois étouffantes de la classe moyenne du XIXe siècle.

Et vous connaissiez-vous cette oeuvre?

Ma note :

❤️❤️❤️

3/5