Janet Lewis

Editions Pavillons Poche

Née en 1899 à Chicagon Janet Lewis a étudié très jeune l’art d’écrire avec son père, professeur de littérature à l’université de cette ville, romancier et homme de lettres distingué. À son tour, la jeune fille suit les cours de l’université où elle se lie avec les écrivains Glenway Wescott, Elizabeth Madox Roberts et Yvor Winters, qu’elle épouse. Mari et femmes deviennent professeurs à l’université de Stanford, avant que Janet Lewis choisisse de son côté d’enseigner à l’université de Californie à Berkeley. Publié en 1941, La Femme de Martin Guerre est le livre qui la révèle au grand public. Janet Lewis est l’autrice d’une vingtaine de livres, parmi lesquels des recueils de poésie et des romans historiques. En 1985, elle reçoit pour l’ensemble de son œuvre le Robert Kirsch Award, prix honorifique associé au Los Angeles Times Book Prize. Elle est trouvée morte dans sa maison de Los Altos en décembre 1998. Elle avait 99 ans.

Bertrande et Martin ont onze ans lorsque leurs familles les unissent, selon la volonté du père de famille Guerre un homme colérique que Martin décide de fuir quand il atteint la vingtaine, laissant derrière lui Bertrande et leur enfant. Huit ans plus tard, lorsqu’il rentre auprès des siens, sa femme le trouve changé, désormais c’est un homme tendre et doux…


Mais quand le véritable Martin Guerre revient finalement, Bertrande ne peut se résoudre à témoigner contre l’imposteur dont elle est tombée amoureuse, au risque de le voir exécuté.

Mon avis :

Ce qui m’a plu dans cette histoire c’est qu’elle est inspirée d’une histoire vraie.
C’est une affaire fascinante que romanesque qui, au XVIe siècle, a secoué la France, à travers un procès dans lequel les témoins sont incapables de démêler le vrai du faux.

Au delà de la véracité des faits, j’ai trouvé la plume de l’autrice agréable , malgré le petitesse du livre rous les éléments son racontés de façon très fluide.

L’autrice nous accompagne pas à pas dans cette histoire ce qui a été très plaisant. Elle a su montrer de façon très fine le tiraillement de Bertrande entre intime conviction et foi.
En effet, ces tiraillements lui interdisent de vivre auprès d’un homme qui n’est pas son époux, mais malheureusement elle a développé des sentiments envers lui, car il doux et bon à la différence de son véritable époux.

Malheureusement je ne suis pas attachée aux personnages, que ce soit Bertrande ou encore Martin.

Néanmoins, c’est un classique retraçant une usurpation d’identité aux allures romanesques .
La fin de l’imposteur mérite quelques commentaires : sommé de faire « amende honorable », Arnaud du Tilh arpenta les rues du village en habit de pénitent et, la corde au cou, demanda pardon à Dieu, au roi et à tous ceux qu’il avait pu offenser.

La potence fut alors dressée devant la maison familiale. Ses dernières volontés allèrent au vrai Martin Guerre qu’il supplia de ne pas violenter sa femme Bertrande par vengeance.

La dépouille d’Arnaud du Tilh fut ensuite brûlée, comme pour tenter d’effacer toute trace de ce qui restera l’une des plus extraordinaires histoires de la Renaissance.

Et vous connaissiez-vous l’une des plus extraordinaires histoire d’imposture de la Renaissance ?

Ma note :

❤️❤️❤️

3/5