Anita Faulkner

Editions Hauteville

Anita Faulkner écrit des comédies romantiques débordant de chaleur et de tendresse. Elle a grandi le nez dans les livres, dévorant les histoires. Petite, elle trouvait tout à fait normal de collectionner des boîtes remplies de jolies fournitures de papeterie bien trop magiques à son goût pour être utilisées. Elle partage aujourd’hui sa vie avec un mari aussi courageux que patient, et un petit garçon au caractère bien trempé qui illuminent son quotidien.

Chocolat chaud, cannelle, guirlandes, au Gingerbread Café, c’est Noël toute l’année, même en plein mois d’août.
Pour Gretel, c’est un cocon sucré, loin de la « vraie vie ». Jusqu’au jour où Nell, la propriétaire, meurt subitement en lui léguant le café…et un associé surprise :  Lukas, son neveu, très gincheux.

Elle croit aux miracles, lui à l’optimisation fiscale. Afin de sauver le café des promoteurs sans scrupules, Gretel va devoir sortir de sa bulle et elle n’a que Lukas pour l’aider.

Faudra-t-il un miracle de Noël pour faire fondre la glace entre ces deux-là ?

Mon avis :

Avec le Gingerbread Café, Anika Faulkner nous offre une lecture chaleureuse et réconfortante, idéale pour les amateurs de romance-cosy .
Dès les premières pages, l’autrice installe une atmosphère enveloppante et douce où les parfums d’épices, les boissons chaudes invitent à la détente et à l’évasion.

L’histoire se déroule principalement autour d’un café plein de charme, véritable cœur du roman au sein duquel s’y sent immédiatement à l’aise.

Les personnages principaux tout comme les secondaires sont profondément humains et attachants. Gretel est, à mes yeux, l’un des personnages les plus touchants du roman. Dès les premières pages, elle dégage une impression de douceur. C’est un personnage marqué par le passé, par des blessures qui ne sont jamais totalement refermées, mais qu’elle a appris à dissimuler derrière une apparente retenue.

Ce que j’ai particulièrement apprécié chez Gretel, c’est sa pudeur émotionnelle. Elle ne se livre pas facilement, elle observe beaucoup, ressent intensément, mais garde souvent ses émotions pour elle. En tant que lectrice, je l’ai trouvée très réaliste.

Le Gingerbread Café a permit d’abord sa reconstruction après les drames personnels de sa vie puis devient peu à peu un lieu ou elle va se reconnecter à elle-même.
À travers Gretel, Anika Faulkner montre à quel point un endroit peut devenir un point d’ancrage, un refuge quand tout semble fragile à l’intérieur.

Lukas quant à lui est présenté comme un homme prétentieux et grincheux qui peut à peu au contact de Grétel va s’adoucir .
En effet c’est un homme blessé qui va réapprendre à faire confiance. Lukas incarne une forme de stabilité. Il apporte une sécurité émotionnelle sans jamais l’imposer. Ses gestes, ses paroles mesurées et son écoute attentive montrent qu’il comprend que certaines douleurs ne se guérissent pas par de grands discours, mais par une présence sincère et constante.

Au-delà de l’aspect romance-cosy, le roman aborde des thèmes importants tels que la reconstruction personnelle, la résilience et l’importance des liens humains. Il rappelle que même après des épreuves difficiles, il est possible de retrouver une forme de stabilité et de bonheur, souvent grâce aux rencontres et aux lieux qui nous rassemblent.

En outre, la plume d’Anika Faulkner est fluide, délicate et très immersive.

En définitive, j’ai aimé l’ambiance chaleureuse et cocooning, le décor du café, presque un personnage à part entière et les personnages sincères et touchants.

C’est une lecture idéale pour une pause lecture cocooning et pour tous ceux qui aiment les romans où règnent l’émotion et la douceur.


Et vous connaissiez-vous ce roman?

Ma note :

❤️❤️❤️, ❤️

3,5/5