Laura El Makki et Pierre Grillet

Edition Michel Lafon

Par ce récit les auteurs dressent de courts portraits de onze femmes connues.

Il n’y a pas d’ordre précis, de même aucun ordre chronologique n’est pas respecté l’objectif étant de montrer en quoi ces figures féminines ont été incomprises.

Ce sont des femmes qui ont été brisées, mortes ou encore oubliées elles sont le signe de la condition féminine.

Ces femmes sans exception ont voulu s’extirper de leur statut de femme en allant au-delà des compétences qui leur était assignée.

L’analyse biographique est assez mince, le texte est simple et rempli d’anecdote sur leur vie, à travers des esquisses de leurs visages, de poèmes ou des correspondances, on rentre alors dans leur intimité.

Amy, Emily ou Simone sont des prénoms communs mais qui correspondent à de femmes qui ont marqué leur temps, de part leur audace, leur talent ou leur détermination .

Toutes, sans exception, ont eu des destins tragiques, le malheur a toujours été présent en toile de fond de leurs vies.

Alors comment ces femmes aux vies si difficiles ont pu être des icônes pour des générations?

Parce qu’elles sont libres et qu’elles brisent les clichées et les limites de leur époque.

Avec certitude chacun se reconnaitra un peu ce qui met en relief des héroïnes si proches de nous en définitive.

En outre c’est un plaisir de retrouver la plume de Laura El Makki de même que la préface et les esquisses de Atiq Rahimi.

J’ai apprécié ce court récit tout en finesse et en délicatesse afin de redécouvrir ces femmes incomprises en leur temps qui selon les auteurs ont le goût du rêve, de l’impossible et de l’absolu.

Le portrait qui m’a le plu émue et touchée est celui d’Adèle Hugo dont la tristesse de sa vie était très émouvante.

Et vous avez-vous lu ce récit?

Ma note :

❤️❤️❤️❤️

4/5